Samedi 19 décembre 2009
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08:40
Testament
Si mon âme claire s'éteint
Comme une lampe sans pétrole,
Si mon esprit, en haut, déteint
Comme une guenille folle,
Si je moisis, diamantin,
Entier, sans tache, sans vérole,
Si le bégaiement bête atteint
Ma persuasive parole,
Et si je meurs, soûl, dans un coin
C'est que ma patrie est bien loin
Loin de la France et de la terre.
Ne craignez rien, je ne maudis
Personne. Car un paradis
Matinal, s'ouvre et me fait taire.
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Cros
Par Jean-C Hérété
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Dimanche 13 décembre 2009
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08:09
Une semaine de plus, une semaine de moins !
Belle semaine, pleine de promesses.
Les dernières feuilles tombent. Les "jours" diminuent encore, plus pour très longtemps.
Bientôt le temps des "calendes".
Pourquoi cette année la fête de La Tuque n'a t-elle pas eu lieu ? Nous avions passé un bon moment l'an passé. Serait-ce une tucade ? Nous n'en sommes pas loin. A moins que cette fête
ne fut secrète, peu^t-être existe t-il une secte de La Tuque, avec son grand maître, son décimètre, ses membres, son cou, ses cérémonies, ses mascarades... La secte de La Tuque avec sa devise: La
Tuque c'est moi, La Courge c'est toi !
Trève de bêtises...
Des nouvelles de la grippe ? Attention, certains symptômes pourraient être confondus avec ceux de la peste à son stade débutant. Cependant il est peu probable que ce soit cette
dernière, soyons rassurés !
Le film du moment à ne pas rater: "Georges et Raymond sont dans un bateau". Pendant quelques semaines, nous pourrions avoir de bons mots. En 2011 aussi, retenez déjà cette
date...
Au-delà de 10 000 visiteurs depuis quelques jours...
A +
Par Jean-C Hérété
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Samedi 12 décembre 2009
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07:40
Mélodie irlandaise
Le soleil du matin commençait sa carrière,
Je vis près du rivage une barque légère
Se bercer mollement sur les flots argentés.
Je revins quand la nuit descendait sur la rive :
La nacelle était là, mais l'onde fugitive
Ne baignait plus ses flancs dans le sable arrêtés.
Et voilà notre sort ! au matin de la vie
Par des rêves d'espoir notre âme poursuivie
Se balance un moment sur les flots du bonheur ;
Mais, sitôt que le soir étend son voile sombre,
L'onde qui nous portait se retire, et dans l'ombre
Bientôt nous restons seuls en proie à la douleur.
Au déclin de nos jours on dit que notre tête
Doit trouver le repos sous un ciel sans tempête ;
Mais qu'importe à mes voeux le calme de la nuit !
Rendez-moi le matin, la fraîcheur et les charmes ;
Car je préfère encor ses brouillards et ses larmes
Aux plus douces lueurs du soleil qui s'enfuit.
Oh ! qui n'a désiré voir tout à coup renaître
Cet instant dont le charme éveilla dans son être
Et des sens inconnus et de nouveaux transports !
Où son âme, semblable à l'écorce embaumée,
Qui disperse en brûlant sa vapeur parfumée,
Dans les feux de l'amour exhala ses trésors !
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Nerval
Par Jean-C Hérété
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Vendredi 11 décembre 2009
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17:05
Les petits
chefs…
Dans le dédale de l’ennui, il y a toujours un petit chef. Insignifiant, il passerait presque pour un
représentant de commerce usé par trente ans de porte à porte récitant son chapelet. Mais lui, il n’a rien à vendre, d’ailleurs le voudrait-il qu’on le foutrait dehors, a-t-on déjà acheté un
déodorant à un type qui sent la transpiration ! Sa tête : un bouillon de culture ! La culture des magasines à sensation qu’il se défend de lire, mais qu’il feuillette en cachette.
Pour la poésie, le bon sens, le brin d’humanité, vous pouvez repasser. Donc le petit chef est là pour faire chier le monde, car le sien est déjà figé, un peu comme le salon d’une vieille fille
ayant posé chaque chose à sa place, faisant la poussière en contournant des objets, des bibelots, des napperons ridicules. Le monde du petit chef, c’est un peu le bocal du poisson rouge, mais
avec le poisson en moins. Donc le monde du petit chef, c’est la faillite sociale et une vie privée de merde. Il lui reste alors le travail, non pas quantitatif, qualitatif non plus d’ailleurs,
non ! le travail des autres. Car sa carrière à lui est déjà toute tracée dans l’immensité du désert. Il ne risque pas de se cogner à l’imprévu, peut-être à une chaise déplacée à la fin d’une
réunion. Alors que peut-il faire pour égayer sa vie ? Édicter, promulguer voilà tout son courage. Des lois, voilà ce qui l’attire, c’est du moins ce qu’il croit, car ce ne sont en fait que
des règlements à deux balles, qu’il invente, modifie, interprète. Obséquieux ! Et méprisable ! Médiocre ! A tout prendre, ou à laisser, je ne garderai… rien de lui !
Par Jean-C Hérété
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Dimanche 6 décembre 2009
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10:25
Une semaine de plus, une semaine de moins !
Décembre, déjà, nous n'avons jamais été aussi près du mois d'août. La fièvre des fêtes de Noël s'empare de nos concitoyens. Il faut dépenser, acheter, se laisser tenter ... la
croissance sera-t-elle au rendez-vous ? Ca Dieu seul le sait ! Et encore que ça doit lui faire une belle auréole ! La tâche est ardue... L'électro de la croissance oscille, un peu comme la
dernière dent de ma grand-mère.
Notons la pause de barrières "Route de Saint Gervais" ( oui ! je compte revenir au système ancien de dénomination, comme au temps où quand les rues n'avaient pas de noms, on se
référait soit à la direction géographique, soit à une figure qui l'habitait). Ah ! si ces barrières avaient été installées il y a 20 ans ou plus, cela aurait été utile à quelques types certains
samedis tard en soirée, ou plutôt certains dimanches au petit matin, pour s'appuyer et reprendre leurs esprits. En effet la descente de cette portion de route, du pont jusqu'à... fut parfois
difficile... Mais rappelons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
Au fil de mes pensées, comme quoi on pense à de ces choses, me reviennent à l'esprit les voyages de Monsieur le Curé: 1 jour, 1 car, 1 but. Il doit y avoir des trésors sur
pellicules.
A part ça, le club des C100E est un véritable réservoir à idées. Une soirée "Avenir et intercommunalité", en prévision, la suite au prochain numéro...
A +
Par Jean-C Hérété
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Samedi 5 décembre 2009
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08:45
La tombe dit à la rose
La tombe dit à la rose :
- Des pleurs dont l'aube t'arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
- Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?
La rose dit : - Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l'ombre
Un parfum d'ambre et de miel.
La tombe dit : - Fleur plaintive,
De chaque âme qui m'arrive
Je fais un ange du ciel !
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Hugo
Par Jean-C Hérété
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Mercredi 2 décembre 2009
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18:38
La lune est pleine et on ne sait pas qui l'a mise dans cet état.
-------------------------- Allais
Par Jean-C Hérété
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Dimanche 29 novembre 2009
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08:41
Une semaine de plus, une semaine de moins !
Le coeur de l'automne rend la vie monotone. Les feuilles ne se ramassent plus à la pelle, elles se ramassent à l'aspirateur.
Pour le début de l'année 2010, nous pourrions organiser un concours de photographies sur Hérépian. Je veux bien m'impliquer dans ce coup. Si certains sont intéréssés, on y va !
Attention la grippe est arrivée à Hérépian, et ailleurs, avec ce sentiment de scepticisme... On y va ou on y va pas ? Où ? Se faire vacciner bien sûr ! Oui si vous avez des
problèmes de santé...
Et déjà l'époque des étrennes: les pompiers, le facteur... De quoi faire une collectuion de calendriers.
La Sainte Catherine est passée, plantons, il paraît que ça marche. A la Sainte Catherine tout bois prend racine, par contre à la Saint Hervé...
Bientôt Hérépian sera illuminé dans toutes les rues. Des illuminés il y en a déjà un peu comme partout, mais là de belles guirlandes nous transporteront jusqu'à Noël.
Par Jean-C Hérété
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Samedi 28 novembre 2009
6
28
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06:42
La musique
La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
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Baudelaire
Par Jean-C Hérété
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Dimanche 22 novembre 2009
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12:43
Une semaine de plus, une semaine de moins !
Il y a des semaines bien vides sur le plan événementiel local. Comme disait ma grand-mère " Tant que les sauvages ne nous attaquent pas..." Et cela n'arriva jamais de son vivant. Il
faut dire qu'elle considérait comme "sauvages" toutes les personnes n'habitant pas le département de l'Hérault. C'est tout dire ! Et encore que sa confiance en autrui devait diminuer au fur et à
mesure que l'on s'éloignait de Béziers. Elle en avait de ces idées. Comme celle de se trimbaler avec une fiole de vitriol sur elle, et ce n'était , a priori pas une légende. Il ne fallait pas lui
marcher sur les pieds ! Et en plus elle avait le verbe haut. Combien d'individus furent " maudits jusqu'à la fin des temps" ? C'était une de ses expressions favorites. Elle avait aussi des
"désespoirs de ma vie", qualifiant la plupart du temps un proche qui la décevait. un peu sorcière, même carrément, invoquant toujours quelqu'un ou quelque chose, connaissant les secrets de la
patufe, protectrice envers les siens, accueillante, ouvrant sa porte, une bonne biterroise du début du XXème siècle, insouciante et brave.
A part ça, rien de neuf, Noël approche et la caravane aussi.
A +
Par Jean-C Hérété
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